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TU N' ÉTAIS
QU' UN FAIT DIVERS
Tu n’avais que ton accordéon,
un coeur plein d’émotion,
et pour seule maison
une boîte en carton

Tu nous chantais l’espoir,
comment pouvais tu y croire,
ton visage marque par ton histoire
reflétait le désespoir

La nuit froide te guettait,
seul tu errais,
un immeuble vide et délabré te servait
d’abris, tu le squattais

Un matin, je ne t’ai plus vu,
Ton accordéon n’y était plus,
Mes larmes ne se sont pas retenues
quand dans le journal j’ai lu

Le froid a pris l’homme et son accordéon,
il dormait sur un paillasson
Ce n’était pas une façon
de lui prendre sa passion

Tu n’étais plus qu’un fait divers. . .
Karine Vanderveken

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